La Dent du Chat en Savoie

Montagne emblématique de la Région de Yenne, Aix-les-Bains et du Lac du Bourget, le Mont du Chat est un long chaînon qui culmine à 1504m.

Le Mont du chat s’allonge nord au sud, depuis la vallée du Rhône à Chanaz, jusqu’aux bords du massif de la Chartreuse où il s’efface dans la vallée et le sillon périalpin.

Un sentier permet de rejoindre la Dent du Chat (1390m) au départ de St Jean de Chevelu et St Paul sur Yenne, ainsi que depuis la base de loisirs des Lacs de Chevelu.

La Dent du Chat est accessible à pied depuis le col du Chat ou depuis le relais de télévision du Chat, où se trouve le restaurant panoramique.

Origine du nom et légende de la Dent du Chat

Jadis un pêcheur avait loué non loin du lac du bourget une modeste maison qu’il occupait avec sa femme et leurs 5 enfants. Un matin, comme à l’accoutumée, le pêcheur partit de bonne heure avec sa barque. A midi, malgré ses efforts, aucun poisson n’avait mordu à son hameçon. Découragé, le malheureux leva les yeux et implora le ciel. Il promit de rejeter à l’eau, en signe d’offrande, le premier poisson qu’il attraperait. Il était persuadé que cela lui vaudrait ensuite une bonne pêche.

A peine avait-il fait cette promesse qu’il sentit mordre à son hameçon. Il souleva sa canne et tira de l’eau un énorme poisson. Il n’en avait jamais vu d’aussi gros. Aussi regretta-t-il sa promesse. Il garda le poisson et continua de pêcher : « Il sera toujours temps de rejeter le suivant si la pêche est vraiment bonne », pensa-t-il lança encore sa ligne. Le fil se tendit aussitôt et la canne plia. Il tira de toutes ses forces et sortit du lac un gros chat noir qui se débattait. Il décrocha l’animal et le posa au fond de sa barque.

Il lança de nouveau sa ligne, mais la chance avait tourné, et plus rien ne mordit. Une fois rentré, sa femme le félicita pour le poisson, qu’elle se mit aussitôt à vider. Quant au chat, elle voulut s’en débarrasser. Mais les enfants s’y opposèrent et l’adoptèrent.

Dès lors, le pêcheur n’attrapa jamais plus le moindre poisson. Etait-ce le ciel qui le punissait de n’avoir point tenu sa promesse ou jouait-il simplement de malchance ?

Il s’obstina plusieurs mois et finit par abandonner. Il vendit sa barque et chercha un autre métier. Le hasard fit de lui un bûcheron. Le chat grossit et devint agressif. Il griffait sans cesse les enfants et il lui arrivait même de les mordre. Il fallut s’en séparer. Il mit l’animal dans un sac et l’emmena très loin dans la montagne. Là-haut il le lâcha et le chassa à coups de pierres. Puis il prit la fuite.

Le chat devint énorme. Il s’attaqua aux troupeaux, aux chiens et parfois même aux femmes et aux enfants. Les gens étaient terrorisés et n’osaient plus sortir. Le mauvais sort s’acharna sur l’ancien pêcheur. Il se blessa d’un coup de hache maladroit. Il perdit son emploi de bûcheron. Et un matin, on le retrouva égorgé devant sa maison, avec sa femme et leurs cinq enfants.

C’était l’œuvre du chat du lac. Ce dernier avait continué de grossir. Il avait élu domicile dans une grotte, donnant sur le col qu’empruntaient les voyageurs se rendant au Lac du Bourget. Il ne laissait franchir la montagne qu’à dix-neuf personnes et dévorait la vingtième.

Vinrent à passer le roi Arthur et ses vaillants chevaliers, les habitants demandèrent leur aide.

Armes à la main, ils reprirent la route, au sommet d’un rocher ils virent le chat. Sans réfléchir, ils le tuèrent. Le chat roula jusque dans le lac. Il est, dit-on, prisonnier des eaux, parfois il se met en colère, son poil se hérisse et provoque à la surface des eaux vertes ces brusques gémissements qui font chavirer les barques.

Depuis ce jour, la montagne est appelée la « Dent du chat », à moins que son nom vienne de sa forme ;-)

Pour en savoir plus sur cette montagne, visitez la maison de la dent du chat ou la page sur GeoAlp.